Le chaudron brisé

chaudron

Impossible de tenir un blog littéraire et de ne pas parler de ma claque de 2018 (même si je l’ai lu voici plusieurs mois maintenant). Vous l’avez compris, ce sera aujourd’hui un avis coup de cœur.

4e de couverture

L’amour et la vengeance ont l’art de traverser les âges, et ce d’autant plus lorsque les dieux sont impliqués.
Pour certains mortels, cela signifie un héritage lourd à porter, mêlé de malédiction. Ainsi en va-t-il d’Augusta Quinn et d’Alwyn Archtaft. Destinés à réparer le chaudron de Kerridwen, afin de permettre le retour de la déesse, ils devront compter avec Affang, le terrible démon des eaux, qui les poursuivra de sa haine. Mais en cette fin de XXe siècle, un dieu veille et se souvient. Capable d’arpenter les lieux d’ici et d’ailleurs, Kernunnos, sous l’un ou l’autre de ses avatars, permettra à la réalité de rattraper le mythe… et de le dépasser.

Mon avis

Pour moi qui suis une passionnée de mythes, et encore plus des mythes celtes, ce roman a été un véritable enchantement. J’ai été transportée par la plume de Nathalie Dau, à la fois poétique, recherchée et efficace. Impossible de s’y tromper : l’auteur possède un véritable style littéraire (ce fameux style que nombre d’auteurs et d’autrices cherchent sans jamais le trouver).
A travers différentes époques, on suit le parcours d’une lignée pour faire cesser la malédiction qui pèse sur elle. On voit à travers les yeux de la Déesse, du Dieu, puis des autres protagonistes, parfois en suivant leur point de vue, parfois en s’élevant au-dessus d’eux, parfois par les lettres qu’ils transmettent à leurs proches. Malgré cette multiplication des narrateurs, on ne se perd jamais entre les personnages ou les événements, car tout mène fatalement à la conclusion que nous offre l’auteur. Si le style est fluide et agréable, le fond, lui, est enchanteur.
J’ai particulièrement aimé les passages où l’on retrouve Kerridwen et Kernunnos, tant leur poésie est flagrante. Nathalie Dau réussit à incarner deux divinités dans tout ce qu’elles ont de plus fascinant : de leur proximité des humains, la simplicité de leur regard sur le monde, mais aussi leur profondeur, leur singularité, qui en font des êtres d’exception, totalement étranger à  notre monde et pourtant si étroitement liés à lui.
A mon humble avis, un seul point est négatif (si l’on peut dire) : ce roman est beaucoup trop court. J’aurais aimé lire encore tellement plus sur cet univers, sur cette histoire, suivre plus longtemps ces personnages. J’aurais aimé savoir d’où venait certains et comprendre ce qui les conduisait là – en somme, je pense que 100 à 200 pages de plus dans ce merveilleux style ne m’auraient pas paru superflues.

Concernant la forme, le travail des éditions Les Moutons Électriques est remarquable. Le format du livre est original, la couverture de Melchior Ascaride est superbe, le papier agréable, et les nœuds celtiques à l’intérieur contribuent à en faire un ouvrage à part.

Je ne peux que conseiller cette lecture, qui m’a transportée dès ses premières pages jusqu’au dénouement. Impossible de passer à côté.

 

Les détails techniques

Titre complet : Le chaudron brisé
Auteur : Nathalie Dau
Illustrateur : Melchior Ascaride
Éditeur : Les Moutons Électriques
Genre : Fantasy, mythologie
ISBN : 978-2361834333
Pages : 160
Prix : 15€


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